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Le monument aux morts de la guerre 14/18 : petite histoire…

Publié le 23.04.2014

mmorts_535141d02110fC’est le 21 juillet 1920 que Louis Chastel, maire d’alors, écrit au préfet pour lui annoncer que par décision municipale, le monument aux morts sera érigé dans le cimetière. Le docteur Fauriel, qui est le président du comité chargé d’élever ce monument, demande une petite parcelle de 12 m² au centre du cimetière. Cette parcelle empiète sur la surface du Bureau de Bienfaisance, mais vu les circonstances, celui ci renonce à ses droits. Le monument va pouvoir être construit. On fait appel à un sculpteur avignonnais : Endignoux, professeur aux beaux-arts. Le devis se monte à 10 000 francs. La liste des noms à inscrire sur les plaques s’élève à 52 morts pour la France (il y en a aujourd’hui 68). Endignoux s’est engagé à réaliser son travail en six mois, travail qui sera financé à la fois par une subvention municipale de 2 000 francs et le reste par souscription publique. Il faudra plus de 6 mois de travaux.

Le dimanche 5 juin 1921, à 16 h, le cortège se rend à l’inauguration organisée par le garde Jean-Marie Pellat : les enfants des écoles portent tous un bouquet de fleurs, la société de gymnastique d’Entraigues, des démobilisés français et italiens, la société de secours mutuel, les membres du Cercle Républicain, la municipalité, les invités et enfin le comité présidé par le docteur Fauriel. Un discret service d’ordre et mis en place par le maréchal-des-logis de la brigade de notre village, Maury.

Arrivés au cimetière, monsieur Pellet, amputé de la Grande Guerre fait l’appel des morts auquel les enfants des écoles répondent par : « mort pour la France ! » Puis le docteur Fauriel « remet » le monument commémoratif au maire Chastel. Les discours se succèdent : Bertrand au nom des démobilisés, le général Toussaint, inspecteur du service de santé, au nom de l’armée, monsieur Cornet au nom du Sporting-Club, monsieur Orlondo au nom des anciens combattants italiens, monsieur Reynard conseiller général et en fin le député Guichard. La fanfare de Vedène se fait entendre. C’est la fin de la cérémonie, le cortège se disloque et puis les officiels sont conviés à la mairie pour aller boire le champagne d’honneur offert par la municipalité.

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