Mise à jour du 18/11/20

Nous vous informons que la France vient de détecter un premier foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en Haute-Corse dans le rayon animalerie d’une jardinerie située à proximité de Bastia, suite à la constatation de mortalités anormales parmi les volailles détenues. Les oiseaux ont tous été euthanasiés.

Ce foyer a été confirmé le 16 novembre par le laboratoire national de référence (ANSES Ploufragan). La souche H5N8 identifiée est proche de celles qui circulent actuellement en Europe du Nord. Le séquençage de la souche du virus est attendu d’ici la fin de la semaine. Les premiers éléments d’analyse montrent une similitude avec la souche qui sévit actuellement aux Pays-Bas, laquelle n’a pas de caractère zoonotique (non transmissible à l’homme). Des investigations sont en cours pour identifier l’origine de la contamination et les mesures de gestion sont mises en œuvre.

Au vu de cette situation, le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a décidé, après concertation avec l’ensemble des opérateurs des filières concernées et de la Fédération nationale des chasseurs, de relever le niveau de risque à “élevé” sur l’ensemble du territoire national. L’arrêté signé ce jour, sera publié au JORF du 17 novembre 2020, et entrera en vigueur le jour même. L’élévation du niveau de risque induit l’application dans les départements listés, de mesures de prévention fixées à la fois par l’arrêté du 16 mars 2016 et par celui du 8 février 2016 relatif à la biosécurité en élevage de volailles.

Les mesures induites par le niveau de risque « élevé », définies par l’arrêté ministériel du 16 mars 2016, sont donc désormais applicables à l’ensemble du territoire national et comprennent :

–              la claustration des volailles ou protection de celles-ci par un filet avec réduction des parcours extérieurs ;

–              l’interdiction de l’organisation de rassemblements et la participation des volailles originaires des zones concernées dans les zones au risque « négligeable » ;

–              l’interdiction de transport et de lâcher de gibiers à plumes ;

–              l’interdiction de l’utilisation d’appelants.

 De plus, les mesures suivantes s’appliquent :

–              la surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux et non commerciaux ;

–              l’interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l’arrivée de la France ;

–              la vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet.

 Ces mesures de prévention ont pour but de protéger les volailles domestiques d’une potentielle contamination engendreront des contraintes fortes principalement dans les filières exclusivement en plein air (volailles grasses, sous signe officiel de qualité). Des aménagements des cahiers des charges notamment pour les productions sous signe de qualité officiel seront temporairement nécessaires.

Il est rappelé que l’arrêté du 16 mars 2016 prévoit la possibilité de dérogations, au cas par cas, telles que la non-claustration des oiseaux pour les détenteurs commerciaux pour des raisons de bien-être animal, de technique d’élevage liées à des contraintes liées à un cahier des charges répondant à un signe de qualité officiel. En complément de la biosécurité des élevages, la claustration demeure néanmoins la disposition la plus sécuritaire vis-à-vis du contact avec les oiseaux sauvages.

Le retour à un niveau de risque “modéré”, en l’absence de foyer ou de cas, pourrait intervenir en janvier, après la fin des migrations si le contexte sanitaire le permet. Vous trouverez ci-joint l’arrêté qui doit être publié au jo de demain matin ainsi que le communiqué de presse du ministre de ce jour.


Depuis la première notification d’un cas d’IAHP le 21 octobre 2020 par les autorités sanitaires néerlandaises le nombre de cas dans la faune sauvage ne cesse de croître en Europe.Des foyers domestiques et des cas dans l’avifaune sauvage ont été confirmés aux Pays Bas, en Allemagne et au Royaume Uni.

Au vu de cette situation fortement évolutive indiquant une dynamique d’infection aux virus IAHP liée à la faune sauvage migratrice située dans un couloir actif de migration qui traverse la France, le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a décidé, après concertation avec l’ensemble des opérateurs des filières concernées et de la Fédération nationale des chasseurs, de relever le niveau de risque de ’modéré’ à ’élevé’ dans les départements situés dans les deux principaux couloirs migratoires traversant le territoire.

Déjà, suite à l’arrêté ministériel du 23 octobre 2020 qui avait relevé le niveau de risque de négligeable à modéré, des mesures particulières de biosécurité avaient été prises dans les zones à risque particulier. 50 communes de Vaucluse le long du Rhône ou de la Durance avaient été ainsi concernées.

Le Vaucluse fait partie de ces départements listés dans l’arrêté du 4 novembre 2020 qualifiant le niveau de risque en matière d’influenza aviaire hautement pathogène, applicable à compter de ce jour : les mesures déjà en vigueur dans les zones à risque particulier sont étendues à l’ensemble du département de Vaucluse. Elles consistent en :

– la claustration des volailles ou protection de celles-ci par un filet avec réduction des parcours extérieurs ;

– l’interdiction de l’organisation de rassemblements et de la participation des volailles originaires du département à des rassemblements tenus dans des départements à risque négligeable ;

- l’interdiction de transport et de lâcher de gibiers à plumes

- l’interdiction de l’utilisation d’appelantspour la chasse au gibier d’eau.

Par ailleurs, du fait du confinement, la chasse du gibier à plumes et du gibier d’eau est interdite pendant la période de confinement.

De plus, il est demandéune surveillance clinique quotidienne par tous les détenteurs de volailles (avec alerte de leur vétérinaire en cas de signes cliniques) et de signaler toute découverte d’oiseaux sauvages morts à l’Office Français de la Biodiversité (04 90 90 49 05).

Ces mesures de prévention ont pour but de protéger les volailles domestiques d’une potentielle contamination qui aurait des conséquences désastreuses pour les échanges et exportations d’animaux vivants et de viandes de volailles.


cp influenza aviaire relevement du niveau de risque a eleve